Axes et Atouts
1. Le secteur Primaire
1.1 L’agriculture
Dans le District comme dans la plupart des autres régions de Côte d’Ivoire, l’amélioration et l’extension des activités agricoles constitue le levier majeur du développement économique :
L’accent sera prioritairement mis sur :
- La riziculture irriguée et le maraichage :
- Avec un potentiel de 3500 ha de terres aménageables en aval des barrages hydro-agricoles déjà existants, le District pourrait très rapidement produire 18 200 tonnes de riz blanchi si tous ces aménagements étaient exploités.
- La promotion de la culture d’anacarde comme culture pérenne par excellence dans cette région à pluviométrie fluctuante ;
- L’intensification de la culture du manioc en vue de l’approvisionnement des unité de transformation existante.
1.2 Les productions animales
Dans la région couverte par le District, tout type d’élevage peut être exploité avec un accent particulier sur la valorisation des zones non propices à l’agriculture telles que les zones vallonnées et les versants des collines.
- En ce qui concerne l’élevage de bovin
Il est souhaitable de promouvoir la production intensive de bovins de coucherie par une réduction des parcours des pâturages et une amélioration de l’alimentation.
- En ce qui concerne l’élevage de petits ruminants :
Les élevages sédentaires de petits ruminants qui existent devraient être encouragés et intensifiés.
- En ce qui concerne l’élevage de volailles et de porcins.
En aviculture moderne, les élevages de pondeuses et de poulets de chair devront faire l’objet d’un suivi sanitaire et technique de qualité. Par ailleurs, il faudra sécuriser les approvisionnements en intrants (aliments de volailles, copeaux, etc.) par l’incitation à la création de magasins de distribution d’intrants ;
En élevage porcin, il faut endiguer le problème de commercialisation en incitant la création de coopératives de producteurs ou groupements d’intérêt économique de façon concomitante à la création ou à l’extension de fermes existantes ;
Pour ces élevages à cycles court, un programme d’intensification de la production de céréales dans la région doit être envisagé pour l’alimentation des volailles et des porcs. Ce qui permettra de réduire le coût de production des poulets, du porc et des œufs afin d’obtenir des prix compétitif et de satisfaire le marché local de la région et celui d’Abidjan.
1.3 Les productions halieutiques
- En ce qui concerne les ressources halieutiques
La mise en place au plan national d’un cadre juridique et réglementaire est nécessaire pour la mise en œuvre d’actions de planification, d’organisation, de contrôle et de surveillance des pêches sur tous les plans d’eau du pays.
1.4 Les productions forestières
la promotion de l’utilisation de sources d’énergie autres que le charbon de bois et le bois de chauffe (gaz butane, énergie solaire,…) dans les villes ;
- La prise en compte de la dimension environnementale dans la gestion des périmètres d’exploitation forestière ;
- Le reboisement à grande échelle et le suivi de cette activité par :
- La promotion d’élevages de gibiers (céphalophes et aula codes ) pour espérer réduire le braconnage ;
- La privatisation du parc animalier d’Abokouamékro pour mieux valoriser ce site touristique.
1.5 Les mines
Dans le District, le développement des mines nécessite :
- La promotion de l’exploitation artisanale et semi-industrielle de l’or afin que la population s’intéresse à cette activité qui génère d’importantes devises .
- La mise à disposition de documents de base fiables aux opérateurs économiques pour encourager l’exploitation minière.
2. Le secteur secondaire
la mise en place d’une industrie viable et endogène pour la région, au regard de ses potentialités humaines et agricoles et en tenant compte des contraintes internes et externes se traduire par les axes stratégiques suivants.
- La valorisation des ressources locales ;
- Le développement des petites et moyennes entreprises ;
- Promouvoir et développer de petites et moyennes unités dans le domaine de l’agro-industrie ( café-cacao, oléagineux, cajou, fruits et légumes, etc.) et des équipements ;
- Mettre en œuvre ou accélérer la mise en œuvre de projets technopoles de Yamoussoukro et espace 2001 (matériaux et équipements de bâtiment qui permettront un enracinement du développement industriel.
3. Le secteur tertiaire
3.1 Le Tourisme
Pour promouvoir les sites touristiques et les réceptifs hôtelier du District, les principales actions à mener peuvent être résumées comme suit :
- La charterisation effective de l’aéroport international de Yamoussoukro
- La privatisation, l’aménagement et le peuplement du parc d’Abokouamékro
- L’amélioration des voies d’accès au par d’Abokouamékro
- La réhabilitation de la route Singrobo-Yamoussoukro
- La création de bureau de change dans les banques.
- L’entretien des lacs et plans d’eau de la région
- L’aménagement des abords des lacs de Yamoussoukro
3.2 Le commerce
- La construction d’un marché moderne à Yamoussoukro
- La construction d’un marché de collecte pour les produits vivriers
3.3 Les transports
- Aménager dans les différentes villes, en particulier Yamoussoukro, des gares modernes.
3.4 L’Adduction d’eau potable et hydraulique villageoise
Pour assurer une bonne couverture de la région en eau potable, il est proposé de :
- Prévoir la réalisation de nouveaux forages dans les différents villages ;
- Réparer toutes les stations de pompage et de traitement des eaux défectueuses
- Etendre le réseau aux zones d’habitat qui en sont encore dépourvues
3.5 La santé
Au niveau de la santé les actions à entreprendre sont :
- La construction de nouveaux centres de santé
- L’équipement en matériel
3.6 La gestion des ordure ménagères
- Mettre en place un plan de gestion intégré des déchets en s’appuyant sur l’expertise technique du BNETD en la matière ;
- mettre en place un mécanisme adéquat de financement de la gestion des ordures
3.7 Le secteur informel
Les actions suivantes peuvent être envisagées :
- Sensibiliser les opérateurs sur l’importance du regroupement et la nécessité d’épargner ;
- Encourager et impliquer les structures d’encadrement (ANADER, OCPV) et toutes les ONG compétentes dans l’encadrement des opérateurs du secteur.
- Renforcer et encourager le réseau CREP-COOPEC, les banques commerciales, les fonds sociaux au financement des activités du secteur.