Secteur Tertiaire
3.1 Les administrations publiques et privées
La plupart des Ministères sont représentés dans la région par des Directions régionales ou Départementales.
A ces Administrations publiques s’ajoutent les services décentralisés des sociétés privées concessionnaires des services urbains ( CIE, SODECI, Côte d’Ivoire Télecom etc….) ainsi que les succursales des principales banques et les compagnies d’assurance du pays.
3.2 Le tourisme
Le District possède d’importants sites et attractions touristiques qui en font l’une des principales destinations du pays. Elle dispose également d’un aéroport de classe internationale capable de drainer vers la région, un flux important de touristes ; sa capacité d’hébergement et ses nombreuses salles de conférence, qui en dehors d’Abidjan, sont les plus importantes du pays, constituent également des atouts non négligeables pour attirer le tourisme d’affaire et de conférence.
Les principaux sites d’attraction touristiques répertoriés dans la région sont :
- Basilique notre Dame de la Paix
- Les grandes écoles,
- La fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la « paix »
- Le Parc animalier d’Abokouamékro
- Le cas aux Caïmans
- La Résidence du Président Félix Houphouët-Boigny
- Le Palis des Hôtes
- Le Golf-Club
- Le barrage Hydroélectrique de Kossou
- La plantation de Guiglo
- La Mosquée de Yamoussoukro
- La plantation d’Etat de Toumbokro
En plus de ces sites, la région possède un par Hôtelier dune capacité estimée à 1000 chambres repartis entre des Hôtels de classe internationale et des hôtels de niveau de services plus modestes.
DISPOSITIF HOTELIER DE LA REGION
| HOTELS | NOMBRE | CAPACITE |
| Hôtels 5* |
01 |
285 |
| Hôtels 3* |
04 |
162 |
| Hôtels 1* |
02 |
19 |
| Hôtels non classés |
09 |
190 |
| Hôtels moyen standing |
11 |
143 |
| Hôtels de quartier |
16 |
170 |
TOTAL |
43 |
969 |
Cependant ces atouts touristiques sont quelque peu paralysés par des difficultés et des insuffisances notamment :
- L’inexploitation de l’aéroport notamment la charterisation qui tarde à se développer,
- L’inexistence de bureau de change aux guichets des banques.
3.3 Le Commerce
du fait de sa position centrale, la région du district connaît un niveau d’activités commerciales de plus en plus important. Le tissu commercial est constitué de vendeurs de produits agricoles, de représentants de concessionnaires d’automobiles ou de machines agricoles, de supermarchés de taille moyenne, de nombreuses boutiques de détaillants tenues surtout par des ressortissants étrangers, notamment des sénégalais (produits domestiques), béninois, nigérians pour la quincaillerie. A ce niveau, on constate que le secteur est majoritairement tenu par des non nationaux qui représentent environ 87,21 % de l’ensemble des opérateurs (recensement de 1996).
Aucune ville du District ne possède de grandes surfaces (super ou hypermarchés). Malgré le niveau relativement élevé du chiffre d’affaires, qui est de l’ordre de 35 milliards en 1999 pour une masse salariale de 2 milliards, le secteur du commerce de la région reste peu diversifié.
Malgré les potentialités qu’offrent la région, il y a encore de nombreuses entraves au développement du commerce. Celles-ci peuvent se résumer de la façon suivante :
- Le marché de la région est essentiellement agricole ;
- Le réseau de grossistes est détenu par les étrangers, cela crée d’énormes difficultés aux ivoiriens qui souhaitent se lancer dans ce secteur d’activités ;
- Le bas niveau d’instruction des commerçants constitue un handicap pour la maîtrise des techniques de gestion et de commercialisation ;
- Les difficultés d’accès au crédit sont également des freins pour le développement de l’activité commerciale.
3.4 Le transport
Le transport dans la région est relativement développé. Cela est lié, d’une part, à l’importance et à la qualité de son réseau de voies interurbaines, constitué de 2025 km dont 261 km de routes bitumées praticables en toutes saisons, et d’autre part, au positionnement de la ville de Yamoussoukro comme centre de transit ;
En effet, Yamoussoukro est traversé par l’axe routier reliant d’une part, Abidjan, aux grandes villes du nord et d’autres part, aux capitales régionales du centre -ouest. A partir de Yamoussoukro, des routes bitumées en bon état relient les villes de San-pédro, Gagnoa, Oumé, et Sinfra ; cette position géographique favorise une intense activité de circulation d’autocars et de camions de transport de marchandises.
Les différents trafics enregistrés sur les principaux axes traversant la ville de Yamoussoukro sont de l’ordre de 4585 véhicules /jour enquête effectuée en 2000.
Les problèmes de transport dans la région sont nombreux mais les plus pertinents sont :
- Au niveau de Yamoussoukro, le transport des populations assuré par des taxis villes devient de plus en plus informel : sur 700 taxis-villes en circulation seulement 300 sont enregistrés à la Mairie.
- La dégradation du tronçon Yamoussoukro-Singrobo
- La mauvaise organisation des sociétés de cars
- La concurrence déloyale entre les transporteurs
3.5 La voirie et voies interurbaines
la région couverte par le district dispose d’un important réseau de routes interurbaine d’environ 2025 km dont 261 km bitumés
la voirie urbaine s’étend sur un réseau global de 470 km dont 317 km de voies bitumées représentant 67 ù du réseau total.
Les routes et pistes villageoises non bitumées de la région ont un linéaire de 83 km
Ce réseau routier peut répondre convenablement aux sollicitations actuelles et futures des populations en matière de circulation. Néanmoins, il connait des dégradations parfois importantes faute d’entretien adéquat.
3.6 Adduction en eau potable et hydraulique villageoise
Tous les centres urbains de la région sont couverts par le réseau d’alimentation en eau potable géré par la SODECI. La capacité de production en eau de Yamoussoukro est suffisante pour permettre toutes extensions ultérieures.
Au niveau de l’hydraulique villageoises, on dénombre 505 forages avec un taux de couverture de l’ordre de 55 %. Cependant certaines localités connaissent des difficultés de production d’eau liées à l’insuffisance des ressources, à la vétusté et à la défectuosité des ouvrages datant de plus de 20 ans.
3.7 Équipements sociaux
Les équipements scolaires
Au niveau de l’enseignement préscolaire, on dénombre quatorze (14) écoles maternelles inégalement reparties sur le territoire du District. Ainsi, la seule ville de Yamoussoukro accueille onze (11).
Au niveau du primaire, les données régionales disponibles font état de 191 écoles dont 64 uniquement dans la ville de Yamoussoukro.
Les ratios globaux indiquent que la région connaît une situation scolaire relativement acceptable.
Au niveau de l’enseignement secondaire, la situation indique un total départemental de 9 établissements dont 5 du secteur public et 4 du secteur privé.
Les équipements de santé
A ce niveau, le District compte 55 infrastructures sanitaires :
01 CHR de 156 lits situé à Yamoussoukro
40 centres de santés urbains, ruraux et spécialisés.
Toutefois, un grand nombre de ces infrastructures sanitaire souffrent d’une insuffisance en personnel et en matériel médicaux, d’un manque de structure spécialisés et d’une insuffisance en matériel roulant.
3.8 La gestion de la filière des ordures ménagères
La croissance économiques et celle de la population qu’a connue la ville de Yamoussoukro se sont traduites par une augmentation de la production des ordures ménagères ; mais l’absence d’une politique adéquate de gestion partagée des ordures ménagères constitue un handicap très sérieux.
Le financement de la collecte des ordures ménagères constitue un épineux problème à cause de l’insuffisance des ressources qui proviennent essentiellement de la taxe pour l’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) et des subventions de l’Etat.
3.9 Le secteur informel
le secteur informel occupe une place importante dans l’économie ivoirienne en ce sens qu’elle occupe une frange non négligeable de la population active. Dans le district, les emplois industriels sont quasi-inexistants, le secteur informel est pratiquement le principal employeur dans le secteur.
A l’instar de toutes les autres régions, le District connaît un développement du secteur informel, (pain sucré, banane douce, arachide grillée ou bouillie, pagnes, chaussures, objets d’art.) particulièrement à Yamoussoukro.
Ce secteur connaît un début d’essoufflement du fait du ralentissement des activités économiques, ces deux dernières décennies.